Cepandant, lorsque vous dormez en camion, vous n'appréciez pas trop de dormir sur le bord de la route nationale (parler d'autoroute au Turkménistan serait plaisanter), aussi, nous avons l'habitude de nous éloigner un peu, en prenant une petite route adjacente...C'est ainsi que, la nuit déja tombée, sur une petite route, Goum, qui conduit, voit un paysan qui marche et s'arrête pour lui proposer de l'emmener chez lui (on parle trois mot de turc car le turc et le turkmène se ressemblent). La règle de l'hospitalité veut qu'il nous invite à boire le thé et à manger (de très bonnes tartines de confitures maisons et un abominable ragoût de graisse de  je ne sais quelle bestiole). Nous rencontrons toute la famille et nous arrivons, avec quelques mots et geste à échanger un peu.
Les questions aux voyageurs sont souvent les mêmes: êtes-vous mariés, avez-vous des enfants, quels sont vos métiers, combien tu gagnes...La maison, comme toutes celles de ce lotissement est très basique, briques avec parfois un peu de terre avec un toît en tôle. A l'intérieur, le confort se limite à une ampoule au plafond, un poële à mazout , deux malles de famille et une armoire.
L'eau vient du puit, les toilettes se résument à un trou dans une planche au dessus d'une fosse. La voiture est un luxe, alors avec notre camion, pensez-bien que nous somme considérés comme des pachas.
Evidemment, le pétrole et le gaz sont très bon marché au Turkménistan, mais faut-il encore avoir l'infrastructure pour en jouir.
Nous sommes ici bien loin des fastes d'Ashkabad.
Les habitudes de vie de nos emphytrions nous font sentir qu'il sont des nomades sédentarisés.DSC02717DSC02721