Nous voilà arrivés à la capitale, un genre de colosse soviétique avec d'immenses avenues sans indications. Nous errons quelques heures en tentant de joindre les filles de Timur et Zulia. Peine perdue. Nous passerons une semaine à Tashkent à vivre dans le camion en prenant garde de ne pas se faire repérer par la nombreuse police locale.
Premier jour: il neige. Le consulat kirghiz nous apprend qu'il y a au moins 5 jours d'attente pour obtenir le visa. Nous renonçons donc à aller au kirghizstan (on en a aussi assez de rouler).
Deuxième jour: scandale au consulat turkmène qui recommence à nous casser les pieds pour nous donner le visa de retour. Nous allons à l'ambassade de France pour obtenir une lettre de recommandation (pour être sûr d'obtenir nos visas turkmènes avant la fin du visa ouzbek), leur première réponse est:"on ne peut pas vous aider, on ne vous connaît pas", le genre de phrase qui vous réconcilie avec votre état. Au bout de 4h d'attente et le soutien de l'hôtesse (tadjique d'ailleur) on arrive tout de même à nos fins.
Après une première approche difficile (le système soviet a laissé des traces à Tashkent), nous rencontrons petit à petit des personnes clefs, notament Natalia Musina (propriétaire de plusieurs restaurants et galeries à Tashkent), Saodat ismaeva (musicologue qui réalise des documentaires filmés sur les musiciens d'Asie Centrale). Grace à elles, nous obtenons des contacts de musiciens...